Mardi 8 Mai 2012

Les 5e et 6e Auxiliaire Aministratif et d’Accueil à Torgny

Dans le cadre de nos cours de Techniques d’Organisation et Outils & Applications Bureautiques, nous travaillons par mises en situation et l’une de celles-ci est intitulée « L’Empreinte du Temps ».

L’Empreinte du Temps est le nom d’un hôtel-restaurant situé à Torgny, village faisant partie de la commune de Rouvroy. Torgny est célèbre pour ses maisons construites en pierres de taille et recouvertes de tuiles romaines (tuiles « canal). On l’appelle d’ailleurs « La Petite Provence ».

Le 23 avril dernier, dès 10 h 00, nous nous sommes donc rendus à Torgny afin de découvrir un des plus beaux villages de Wallonie. Désormais, lorsque nous accueillerons nos différents visiteurs, nous pourrons les renseigner sur ce beau village grâce à la visite guidée que Bernard Joannès, le Président du Syndicat d’initiative, a organisée pour nos classes de 5e et 6e Auxiliaire Aministratif et d’Accueil.

C’est sur la place Albert Paul que nous avons retrouvé notre guide qui nous a expliqué l’étymologie de Torgny : Tor = montagne et Gny = demeure. Torgny a ses maisons adossées à la montagne et, contrairement aux villages « rue lorrain », Torgny est un village aggloméré. Nous avons également appris que l’église ne se trouve pas au milieu du village mais près de l’ancienne école communale des garçons (pouvoir éducatif), du presbytère (pouvoir religieux) et de l’ancienne Mairie (pouvoir civil).

Nous nous sommes ensuite dirigés vers la « borne fontaine » où chaque habitant, avant de bénéficier de l’eau courante, venait s’approvisionner en eau.

Ensuite, nous avons découvert le four banal, un bâtiment en pierres du pays. Le mot « banal » vient de « ban » qui signifie territoire, propriété. Au Moyen-Age, le four appartenait au seigneur local et, chaque habitant, venait y faire cuire son pain mais devait payer une redevance à son seigneur.

Sept croix, liées chacune à une légende, sont implantées aux différents carrefours qui permettent d’accéder à Torgny. Ces croix protègent symboliquement le village des sorcières afin de les empêcher de détruire les récoltes ou d’apporter la maladie aux hommes et aux bêtes.

C’est ici que les choses se sont compliquées lorsqu’il a fallu rejoindre l’Ermitage. Une bonne condition physique s’imposait ! Nous y avons visité la chapelle, construite en 1636 en hommage à Notre-Dame du Luxembourg et suite à l’épidémie de peste pendant laquelle deux tiers des habitants périrent. Les murs du chœur sont décorés de statues de Saints qui sont invoqués pour des raisons bien précises (Saint Remy en tant que guérisseur, Saint Donat contre la foudre, …).
Un ermitage y fut annexé en 1729. Sœur Marie-Bernard, une religieuse dominicaine d’origine liégeoise, y vit depuis 1977, année où elle fut consacrée ermite. Depuis ce moment, elle voue sa vie au travail et à la contemplation.

C’est ensuite vers la Réserve naturelle Raymond Mayné que nous nous sommes dirigés. Raymond Mayné découvrit, dans cette ancienne carrière de pierres, devenue réserve naturelle en 1943, la première cigale mais on y trouve également des orchidées, …
Cet homme allait devenir le Recteur de la Faculté des sciences agronomiques de Gembloux.

Finalement, nous sommes redescendus par le Poirier du Loup, vigne où l’on produit du Pinot noir, Pinot blanc, Pinot Auxerrois et Pinot Rivaner pour rejoindre le centre du village où Bernard Joannès nous a parlé de l’habitat et des coutumes gaumaises. Il a attiré notre attention vers les linteaux de certaines maisons. En effet, la date de construction est sculptée dans un cartouche sur le linteau de la porte d’entrée. Nous sommes également passés devant la « Maison rose » ainsi appelée à cause de la couleur de sa façade. Autrefois, on ajoutait du sang de bœuf au lait de chaux qui enduisait le mur de façade.
La « Maison rose » est une ferme classée.

Nous avons également vu le Lavoir où, jusqu’au début du XXème siècle, les grandes lessives ne se faisaient que deux ou trois fois par an, suivant la richesse du ménage.

Pour terminer notre visite, nous sommes passés devant le Pensionnat, couvent de sœurs, dans lequel on enseignait et qui avait grande réputation.

Il était temps de revenir au point de départ car la journée n’était pas finie et nos professeurs de l’après-midi nous attendaient. Sans oublier de remercier notre guide, nous sommes repartis avec nos découvertes, nos photos mais aussi avec l’envie d’y retourner, notamment lors de la foire artisanale qui se déroule chaque année, en juillet !

Institut des Arts et Métiers

CEFA Sud-Luxembourg

Liens

Sur le site de Pierrard

  • ILLEPS : Ecole d’enseignement de promotion sociale