Mardi 28 Janvier 2014

Animation théâtrale à Pierrard

Ce lundi 20 janvier 2014, notre école a accueilli deux comédiens du Théâtre du Versant basé à Biarritz. Le spectacle proposé avait pour titre « La marmite » et consistait en une animation théâtrale relative à la comédie. Les élèves de 4TT, 6TQ, 6P et 7P ont eu l’occasion d’y assister.

Les élèves de 6ème technique ont surtout apprécié l’interaction entre les comédiens et le public. Voici en quelques mots ce que certains d’entre eux ont pensé de la représentation :

Bonne revisite de quelques classiques bien connus. Un fil rouge peut-être un peu difficile à suivre à certains moments. Très bon jeu des acteurs, personnages bien distincts. J’ai apprécié l’énorme travail d’improvisation et l’interaction avec le public. Je n’aurais pourtant pas voulu être à la place des élèves devant monter sur scène . J.W.

Les acteurs aident très bien les élèves sélectionnés à jouer leur rôle. Acteurs proches du public. Convivial. C.D.

Ce fut une réussite complète. Les acteurs ont dû faire face à une coupure de courant mais ils n’ont pas été déstabilisés pour autant. Ils ont continué à jouer en allant dans le public pour faire participer les élèves. C’était très drôle. S.L.

Je ne m’attendais vraiment pas à ça. Pour moi, cette animation aurait dû être synonyme de sieste. Mais les deux acteurs ne m’ont pas laissé l’occasion de m’endormir car ils jouaient très bien. En plus, avec une si belle actrice sur scène, on ne pouvait qu’être attentif. S.W.

En 4ème transition, Mr Soetens, professeur de français a demandé à ses élèves de rédiger un compte-rendu de l’animation. Voici le travail réalisé par Benjamin Harlange…

En ce lundi 20 janvier, nous avons eu l’occasion dans la cadre d’une activité scolaire portant sur les techniques et les caractéristiques du théâtre, de déguster une comédie du théâtre Versant dans notre établissement.
L’exposition de la pièce est spéciale car les acteurs ont décidé d’engager celle-ci d’une façon calme, sans un tempo rapide. C’est un choix qui semble fonctionnel dans cette représentation.
La didascalie initiale propose au menu 2 acteurs principaux et environ 5 autres, choisis parmi le public. L’humour est donc confié aux spectateurs choisis. Ils sont utilisés pour des tâches plutôt banales. Le choix de ces nouveaux acteurs doit être une chose imperfectible. Les acteurs doivent se faire une idée du public pour être certains qu’ils joueront le jeu au premier coup d’œil. Plusieurs d’entre eux seront présents durant toute la pièce.
Leur nom est modifié ou « escroqué » rendant la double énonciation indispensable pour notre compréhension. Les noms n’étant pas « dépassés », celle-ci reste stable.
Le conflit entre les deux personnages, alimenté par les privilégiés, donne un bon résultat digne d’une bonne comédie, malgré l’absence d’histoire directe qui regroupe les différentes scènes.
Point de vue du décor, rien d’impressionnant. Les figurants réussissent à jouer une pièce riche sans un grand matériel. Par contre, les costumes différencient chacune des scènes de la pièce. Exemple, lorsqu’on parle de charcutier, les clichés correspondants (ventre imposant) n’échappent pas à la règle.
Pas de chance pour les vedettes car leur jeu de lumière s’est transformé en panne de courant et donc, panne de l’alimentation des projecteurs à peine la pièce commencée. Durant dix minutes, les acteurs ont dû recourir à l’improvisation en se ravitaillant d’idées dans l’obscurité totale. De quoi les faire mijoter… Preuve du professionnalisme de ceux-ci. A un certain moment, les spectateurs ont même pensé que cela faisait partie du spectacle tellement les acteurs comblaient ce problème inhabituel de manière remarquable.
Même au niveau du son, la panne fut sévère rendant inutilisable le matériel. Le public a accepté de remplacer celui-ci pour donner du piment dans la pièce.
 
Mon avis personnel:
A plusieurs reprises, les réalisateurs ont utilisé des répliques et mouvements d’autres pièces déjà existantes ayant eu un grand succès. Bonne idée d’incruster ce type de petit signe que seuls les connaisseurs comprennent réellement. C’est un aspect fort utilisé dans le théâtre. Exemple de Molière (XVIIe) qui  emprunte à plusieurs reprises dans ces œuvres des personnages ou même des parties de théâtre, à la comédie italienne. D’un autre côté, trop se servir de clichés devient dérangeant et superflu.
Maintenant, l’histoire. Chose incontournable, mais où est-elle? Le seul élément qui reste présent dans toutes les scènes reste ce  «panier d’or», qui, à la fin, n’a aucun propriétaire. Point négatif pour moi, car prendre trop de directions différentes ne permet pas toujours de «terminer» l’œuvre. En plus dans une comédie.
La fin de la dernière scène présente tous les personnages. Chose étrange puisque certains de ceux-ci n’ont même pas interagi dans certaines parties. La tournure du spectacle est bonne puisque cette information  n’est même pas visible sur le coup.
Cependant, l’humour est là, et malgré que nous soyons dans un langage représentatif du XVIIe, c’est compréhensible et abordable sans se lasser. La pièce est remplie de gestes hilarants. Ils ne sont que deux, et ils arrivent à changer rapidement et sans difficulté de personnage, de caractères pour parfaire leurs identités respectives et nous faire rire. C’est le but. Bref, un pari gagné…

Institut des Arts et Métiers

CEFA Sud-Luxembourg

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  • ILLEPS : Ecole d’enseignement de promotion sociale